Politique Tarifaire

À quel prix le travail paie-t-il de façon juste et équitable ?

Ma philosophie

Ma politique tarifaire s’inspire d’une citation de Karl Marx :
« Une heure de vie humaine vaut une heure de vie humaine. »

Je ne suis pas marxiste, loin s’en faut. Notamment parce que je suis propriétaire de mon outil de travail.

« La propriété du capital productif des entrepreneurs » ne me choque pas. Je suis même plutôt content de faire moi-même mes choix d’investissements, sans devoir en passer par des réunions de type « syndic de copropriété », dont les palabres interminables accouchent souvent de compromis plus ou moins foireux censés concilier des points de vue divergents et répondre à des injonctions contradictoires.

Propriétaire de mon outil de travail et décideur, je suis de fait « capitaliste ».

Il n’empêche ! Je suis touché et interpelé par l’expression de l’égalité donnée par Karl Marx. En effet, si je considère par exemple qu’une heure de ma vie consacrée à mon travail vaut dix fois plus qu’une heure de vie d’un autre travailleur, je dois me poser une question existentielle :

« Pour qui je me prends ? »

Pour valoriser mon temps de travail d’une façon qui me semble juste et équitable, je me base donc sur le salaire médian : selon les statistiques de l’INSEE, et à quelques euros près, la moitié des travailleurs français gagnent moins de 2200€ nets par mois, l’autre moitié gagne plus. À raison de 158h/mois (35h/semaine), cela représente un taux horaire de 13,92€ nets.

En amont de ce tarif horaire net, le montant brut facturé à mes clients doit inclure des « prélèvements obligatoires » : cotisations sociales et autres taxes, soit 26,5% de mon Chiffre d’Affaires (voir détails plus loin).
Ce qui porte mon taux horaire brut à quelques 19,00€, auxquels s’ajoutent les congés que je dois payer moi-même.

Au final, pour gagner « ni plus ni moins qu’un autre », je dois facturer mes heures de travail 20,00€ TTC.

Ce tarif horaire « de base » est ensuite modulé en fonction des machines et des outils que je mets en œuvre pour chaque chantier.
Mon temps de travail est une chose. « Le temps machines » en est une autre.

Une heure de travaux manuels avec quelques outils rudimentaires (comme les marteaux et burins nécessaires au remontage d’un mur en pierres sèches par exemple) ne vaut pas une heure de travail avec des machines dont l’achat et l’entretien coutent des milliers d’euros.

Les investissements réalisés en amont de chaque chantier doivent être payés par les travaux qu’ils rendent possible.

La pénibilité rentre également en ligne de compte : quand elle limite le temps de travail hebdomadaire (port de charges lourdes, manutentions répétitives, travaux de précision exigeant une concentration soutenue…) le taux horaire doit compenser la réduction du temps de travail imposée par la pénibilité.

Par ailleurs, les fruits de l’expérience doivent également être valorisés. Dans mes années d’apprentissage, lorsque j’apprenais le métier « sur le tas » en auto-finançant des formations théoriques et pratiques, ma rémunération était souvent inférieure au SMIC. Aujourd’hui, lorsque les compétences et les savoir-faire acquis sont synonymes de gains de productivité, leur valorisation doit amortir « l’investissement en formation » réalisé en amont. (Comme les gains de productivité obtenus en investissant dans des machines et des outils performants.)

Au tarif de base de 20,00€/heure s’ajoutent ainsi divers coûts variables dont le montant dépend de la nature même des travaux à réaliser. N’en déplaise à Karl Marx, une heure de vie humaine passée à enfiler des colliers de perles ne vaut pas une heure de vie humaine passée à manutentionner des pierres mégalithiques ou à ajuster au millimètre d’imposantes pièces de charpente.

Enfin, pour être complet, je tiens à préciser que je ne fais pas de commerce : sauf exception, je n’achète pas de matériaux pour les revendre à mes clients. (Revente qui, en s’ajoutant à mon Chiffre d’Affaires, serait elle-aussi soumise à cotisations sociales.) Mes clients règlent eux-mêmes les achats de fournitures aux fournisseurs avec lesquels j’ai l’habitude de travailler.

Pour tout devis de travaux à réaliser dans la région des Vans (07) ou de Saint-Avold (57), n’hésitez pas à me contacter.

Précisions sur mon statut fiscal et les cotisations sociales :

Travailleur indépendant, mon statut d’auto-entrepreneur offre une fiscalité simplifiée : outre les 24% de mon Chiffre d’Affaires que je verse chaque trimestre à l’URSSAF, j’ai opté pour le prélèvement libératoire de l’Impôt sur le Revenu de 2,5%.

C’est ainsi plus d’un quart (26,5%) du montant de mes factures qui partent directement dans les différentes caisses de l’État. Outre les pensions des actuels retraités – dont ma mère fait partie -, outre l’assurance maladie et la Carte Vitale qu’elle me permet de sortir à chaque « besoin de soin », ces « prélèvements obligatoires » financent des services publics dont je suis parfois l’usager – routes et aménagements du territoire, maintien de l’ordre et de la sécurité, justice, infrastructures de culture, de sport et de loisirs (piscines, stades, gymnases, médiathèques, cinémas…), déchèteries, etc. – mais aussi des services publics que je ne sollicite pas personnellement (éducation nationale, fonctionnement et entretien des bâtiments scolaires, crèches, cantines, transports scolaires, transports en commun des grandes villes…).

Le statut fiscal simplifié auquel je suis assujetti exonère mon activité d’obligations comptables telles que la tenue de comptes détaillés et l’établissement d’un bilan annuel. Dans la limite du plafond de Chiffre d’Affaires liée au statut de « micro-entreprise » (77.700€/an), mon activité est également exonérée de TVA.

Cette fiscalité simplifiée, appliquée directement au Chiffre d’Affaires et non au compte de résultat, n’est évidemment pas « gratuite ». En contrepartie, elle ne permet aucune déduction de frais professionnels. Les frais engagés pour travailler (déplacements, repas, fournitures diverses…) ne sont pas déductibles du Chiffre d’Affaires imposable. Pas plus que les investissements dans l’outil de travail. Ces investissements se font à titre personnel, sans que leur amortissement comptable n’ouvre droit aux habituelles déductions fiscales.

Par ailleurs, comme la plupart des travailleurs indépendants, je ne suis pas couvert par l’assurance chômage. Si je ne trouve plus de travail, je ne touche pas d’indemnités chômage. Mais à ce jour, je suis loin d’être concerné par la pénurie de travail.
Seule la météo m’empêche régulièrement de travailler à ma guise. Dans ce cas, je ne touche pas non plus d’indemnités « intempérie ».
Quand je ne travaille pas, je ne gagne pas d’argent. C’est aussi simple que cela.
Un principe somme-toute « naturel » à mes yeux.

Ayant fait des choix de vie inspirés par une quête de simplicité et de sobriété,
le statut d’auto-entrepreneur est adapté au « contentement de peu » que j’applique à mes revenus.